Backstage
Présentation et Work in progress
Backstage
Présentation et Work in progress
Le diorama Backstage au Comic film & manga fest de Rotterdam le 15 mars 2025
Tina Turner et Gloria Estefan en 1989
Un diorama crée par Damien.
Le diorama Backstage est une création unique, née de mon admiration infinie pour Gloria Estefan, l'artiste qui a marqué ma vie. Ce décor miniature met en scène une interaction fictive mais pleine de tendresse entre Gloria et Tina Turner, deux icônes de la musique. Dans une loge d’artiste chaleureusement décorée de velours rouge et d’éléments vintage, Gloria invite Tina à monter sur scène en lui lançant le titre de sa chanson "Get on Your Feet". Avec affection, Tina lui répond par son propre classique "Simply the Best", affirmant qu’elle préfère rester là tout en la reconnaissant comme la meilleure.
Chaque détail du diorama a été pensé avec soin : une coiffeuse lumineuse, une guitare artisanale rappelant les débuts musicaux de Gloria, des magazines et photos personnelles, et même un canapé où Tina savoure un verre de vin. Ce projet est non seulement un hommage vibrant à Gloria Estefan, mais aussi un clin d'œil émouvant à la mémoire de Tina Turner, récemment disparue. Ensemble, elles incarnent l’essence même de la passion musicale et de l’inspiration intemporelle.
De la conception à l'exposition
Une solide planche en bois avec deux figurines en guise d'inspiration.
Un test de pose me permet de visualiser le résultat final avant même que le travail ai commencé.
Certain font des plans détaillé sur papier ou des croquis ( ce qui est très bien ) , mais moi le plus souvent je visualise d'abord dans ma tête le résultat final et j'y vais.
Une structure solide et fiable
Pour un diorama bien immersif la taille est importante , en particulier avec des figurines comme des " Barbie Signature ". Ici nous somme sur un socle de 1 mètre de large sur plus de 50 cm de profondeur.
Il est impératif que la stabilité et la solidité du socle de base soit irréprochable, j'ai donc utilisé une planche en aggloméré de 2 centimètres d'épaisseur.
Pour fixer correctement le tapis et les finitions c'était obligatoire, le polystyrène aurait peut-être pu convenir mais je ne souhaitais pas prendre de risque.
Le soucis c'est le poids.
Un diorama de cette taille génère beaucoup de manipulations, quand il est lourd et volumineux il faut trouver des astuces pour le bouger en toute facilités et efficacité.
Plus tard nous verrons qui j'ai fixé des roulettes sur le socle.
Une rectification obligatoire était de mise sur ce détail.
Le placement des roulettes , tant pour la manipulation pendant la création du diorama que pour sa future mise en place pendant les expositions .
L’un des moments que j’aime le plus : quand la structure se pare enfin de ses textures et que le décor commence à raconter quelque chose.
Le cadre de la porte, peint d’un brun profond, apporte une chaleur boisée qui ancre la scène dans un espace intime. Le mur latéral, recouvert d’une panne de velours rouge, capte la lumière avec douceur, créant ces reflets vibrants typiques des loges d’artiste.
Pour la porte, j’ai choisi un revêtement effet cuir capitonné, légèrement matelassé, qui évoque à la fois le confort, le luxe discret et le côté feutré des coulisses.
C’est à ce stade que la pièce commence à prendre vie : le décor cesse d’être un simple assemblage de matériaux pour devenir un véritable espace émotionnel, où l’on imagine déjà la conversation complice entre deux légendes.
Découpée dans une plaque de polystyrène extrudé, la base du mur latéral allie légèreté et rigidité, parfaite pour un décor démontable et facile à transporter.
Le cadre de la porte est réalisé à partir de baguettes de bois utilisées en menuiserie intérieure, comme pour les encadrements de meubles ou de portes. Ponçage, teinte brun foncé et vernis satiné lui donnent un aspect chaleureux et réaliste.
Une étape sobre, mais essentielle : c’est ici que la structure commence à prendre vie.
Habillage du mur latéral
Pour cette étape, j’ai découpé un gabarit dans une feuille de papier dessin épais afin d’obtenir la forme exacte du mur latéral. Ce support souple permet de travailler plus facilement la panne de velours, d’ajuster les plis et de soigner les bords avant la pose définitive.
Le choix de ce tissu s’est fait au feeling, dès la première vision des motifs : c’était exactement ce que j’imaginais pour évoquer l’atmosphère feutrée d’une loge. Le velours n’était pas prémédité, il s’est imposé naturellement par sa texture et son rendu.
Une fois fixé, il apporte du relief et une chaleur visuelle qui posent l’ambiance du décor dès le premier regard.
Conception de la porte
La porte est réalisée sur une base en contreplaqué, recouverte d’une feuille de papier dessin épais pour assurer une surface régulière avant la pose du revêtement capitonné. L’ensemble combine solidité et finesse, tout en restant léger.
La poignée, quant à elle, est un petit détournement d’objet : un tube en laiton trouvé dans une papeterie spécialisée, habituellement utilisé pour les maquettes et bricolages fins.
La partie en bois provient d’une simple languette de bâtonnet à glace, retravaillée et ajustée.
Une approche artisanale où chaque détail, même minime, trouve sa fonction et sa place.
Seuil de porte et vue d’ensemble
Le seuil de la porte est réalisé à partir d’un profilé en aluminium rainuré, choisi à la fois pour son aspect soigné et sa fonction pratique. Il apporte une touche de réalisme en évoquant les finitions d’un vrai plancher, tout en masquant discrètement les petites irrégularités au bas du mur.
L’ensemble final reflète l’équilibre recherché entre textures, teintes et matériaux : bois, velours et métal cohabitent avec harmonie.
Les premiers essais d’éclairage, visibles au-dessus de la porte, annoncent déjà l’ambiance feutrée du décor terminé.
Un résultat propre, équilibré et pleinement satisfaisant avant d’aborder la prochaine étape : l’installation du plafond et des lumières.
Plafond et installation des lumières
Pour le plafond, j’ai choisi de rester dans la continuité visuelle du décor : les mêmes teintes brunes pour les appliques, afin de garder une cohérence avec le cadre de la porte et les moulures.
Le plafond a été peint en noir mat, puis recouvert d’un morceau de nappe plastique transparente et épaisse, détournée pour donner l’illusion d’un plafond tendu brillant. Ce matériau simple crée une profondeur visuelle et un léger effet miroir, parfait pour réfléchir les lumières.
Les appliques, entièrement faites à la main, sont construites à partir d’une fine structure en bois et d’ampoules blanc chaud.
Après plusieurs essais, j’ai remplacé le ruban LED initial par une guirlande décorative, plus souple et plus adaptée au rendu que je cherchais. Ce choix s’est révélé bien plus efficace et discret.
Une fois posées, les lumières révèlent enfin l’ambiance que j’avais en tête : chaleureuse, feutrée et intime, à mi-chemin entre la loge d’artiste et le lounge musical.
C’est souvent à ce stade que le décor “prend vie” et que la magie opère.
Même s’il ne s’impose pas au premier regard, ce plafond joue un rôle essentiel : c’est dans ces détails discrets que réside le véritable cachet du décor. Il participe silencieusement à l’atmosphère, comme une note juste dans une mélodie bien orchestrée.
Fabrication de la coiffeuse première étape
Chaque pièce a été découpée, poncée, puis ajustée à la main, avec cette rigueur que l’on réserve aux choses auxquelles on tient vraiment. Le contreplaqué assure la structure, le balsa vient en adoucir les contours : deux matières différentes, mais un même objectif, celui d’atteindre l’équilibre juste entre solidité et douceur.
Ce n’est pas un travail spectaculaire, mais il est pensé, réfléchi, exécuté sans précipitation. Chaque détail compte, chaque ajustement a son importance. Il y a dans cette étape une forme de calme, celle d’un artisan qui avance avec sincérité, fier du chemin parcouru autant que du soin apporté à chaque geste.
Une fois les volumes achevés, vient le moment d’habiller la matière. Le bois brut s’efface peu à peu sous une teinte sombre, choisie pour évoquer la sobriété des bois nobles tout en contrastant avec le rouge profond du décor.
Ce noir mat, légèrement satiné, capte la lumière avec retenue et souligne la finesse des moulures.
À ce stade, la coiffeuse change de nature : elle n’est plus seulement un assemblage, mais un meuble qui affirme son caractère. La peinture, appliquée avec soin, prépare la surface au vernis.
Dernière étape qui révélera toute la profondeur de cette nuance et son dialogue avec la chaleur du velours environnant.
Vernis final: Résine cristal et éclats dorés
Dernière grande étape avant la touche finale : le passage au vernis.
Ici, pas de demi-mesure, j’ai choisi une résine cristal, à la fois pour sa solidité et pour l’effet miroir qu’elle confère à la surface.
Elle protège durablement le plateau tout en révélant la profondeur du noir, désormais comparable à l’ébène poli.
Quelques paillettes dorées, discrètement incrustées dans la résine, viennent apporter une note précieuse : un éclat subtil, féminin et glamour, en contraste avec la rigueur du noir et la chaleur du rouge environnant.
L’ensemble évoque à la fois la scène et les loges, la lumière et l’ombre, un équilibre qui correspond parfaitement à l’esprit du Backstage.
La coiffeuse: finalisation et détails
Dernière touche avant de passer à la suite du décor : Les finitions.
Les montants latéraux ont été réalisés à partir de fines barres de laiton, dont la teinte chaude dialogue naturellement avec le rouge du fond et le noir du meuble.
Chacun est ponctué d’une petite perle en plastique, discrète mais parfaitement à sa place, un rappel subtil du glamour et du raffinement féminin qui imprègnent tout l’esprit du Backstage.
Les poignées des tiroirs, quant à elles, sont des pièces rapportées.
Leur éclat doré, choisi avec soin, vient rompre la sobriété du noir sans la trahir.
Ces ajouts, bien que modestes, parachèvent l’ensemble : la coiffeuse trouve ici sa juste mesure, entre élégance et fonctionnalité, entre la main de l’artisan et la sensibilité de l’artiste.
Ce meuble, désormais achevé, symbolise à lui seul l’âme du projet Backstage, un hommage à la lumière, à la féminité, et à ce mélange de rigueur et de douceur qui définit le vrai luxe : celui du détail sincèrement pensé.
Le miroir: la lumière au cœur du décor
Pour ce miroir, j’ai choisi de mêler artisanat et détournement d’objets.
Les globes lumineux proviennent d’une guirlande de Noël miniature, patiemment démontée puis réassemblée pour donner ce halo caractéristique des loges d’artistes.
Afin d’assurer une transition visuelle harmonieuse, chaque ampoule est cerclée d’un petit anneau en caoutchouc, à l’origine, ces anneaux sont des joints d’étanchéité, utilisés en plomberie ou en quincaillerie pour absorber les vibrations ou renforcer une fixation.
Ici, ils trouvent une seconde vie, purement décorative, mais d’une cohérence parfaite avec l’ensemble.
Le cadre du miroir est réalisé en bois peint et verni, monté sur un pied façonné à la main, garantissant stabilité et proportion.
L’ensemble s’intègre naturellement à la coiffeuse : un point de lumière, à la fois fonctionnel et symbolique, qui rappelle la frontière subtile entre l’artiste et son reflet et entre la scène et l’intimité du Backstage.
Derrière le miroir se cache une guirlande décorative initialement conçue pour les plantes, réadaptée ici avec soin. Reliée directement sur secteur, elle évite les contraintes des piles tout en garantissant une luminosité constante.
Le pied, entièrement façonné à la main, a été conçu avec une précision millimétrée afin de s’insérer parfaitement entre les deux meubles à tiroirs de la coiffeuse.
À l’arrière, chaque câble, chaque fixation a été pensé pour allier discrétion et stabilité, sans compromettre l’élégance du rendu final.
Sous la lumière, rien n’est laissé au hasard : la technique s’efface pour ne laisser place qu’à la magie du Backstage.
Sous l’éclat du miroir, le décor se révèle enfin.
La coiffeuse, dans ses tons noirs et dorés, s’impose avec élégance au cœur du Backstage. Chaque détail, des poignées à la brillance de la résine, témoigne d’un travail minutieux, pensé avec justesse et passion.
Face à elle, la présence de Gloria apporte cette touche d’âme et de lumière : comme si la scène, désormais, n’attendait plus qu’elle.
La chaise de la coiffeuse
Réalisée à partir d’un pied de flûte à champagne et d’une verrine en plastique, cette chaise a demandé précision et patience.
Découpée, poncée, puis peinte à la main, elle s’intègre parfaitement à l’ensemble de la coiffeuse, apportant une touche à la fois sobre et élégante, fidèle à l’esprit du Backstage.
Et pour finir, dernière touche sur ce petit coussin au motif tigré.
Pour construire le divan de Tina, nous sommes partis sur une base en carton plume, découpée et ajustée avec précision pour obtenir des proportions impeccables.
Mais le cœur du projet, c’était surtout le travail d’équipe : ma femme et moi avons tout réalisé ensemble, chacun apportant sa part, l’un dans les mesures et l’assemblage, l’autre dans le choix des tissus et le recouvrement.
Travailler côte à côte, partager cette passion et voir la pièce prendre forme à deux, c’est ce qui rend ce type de création encore plus agréable.
Un tutoriel bien choisi nous a servi de point de départ, mais tout le reste, c’est notre complicité, notre méthode et notre minutie qui l’ont façonné.
Pour donner au divan sa présence définitive, il fallait lui offrir ce qui fait la différence entre un simple volume et un véritable meuble : le tissu, le toucher, les détails. Chaque élément en carton plume a donc été recouvert avec précision, tendu, collé et ajusté pour obtenir une surface parfaitement lisse, fidèle à l’allure sobre et luxueuse de la pièce.
Venaient ensuite les coussins, de vrais petits coussins, cousus à la main, garnis de fibre creuse comme ceux d’un canapé grandeur nature. Ce choix n’a rien d’anodin : il apporte du volume, de la souplesse et ce léger “rebond” qui rend la scène plus vivante et plus crédible.
Le pouf a reçu le même soin, pensé comme un complément naturel du canapé, pour créer un ensemble chaleureux et indulgent, à l’image du Backstage imaginé pour Tina.
Au final, chaque couture, chaque pli du tissu ou chaque rembourrage participe à cette sensation intime et feutrée que l’on retrouve dans les loges des grandes artistes. Un travail minutieux, mais nécessaire pour que ce coin de repos devienne un véritable refuge, à l’échelle d’une légende.
Une fois le divan terminé et installé, tout prend vie lorsque Tina s’y détend, verre en main. L’ensemble dégage une élégance simple : velours profond, lignes sobres, petits détails pensés pour rappeler le confort et le glamour des vraies loges, sans jamais en faire trop.
Ce moment figé résume l’objectif : créer un espace chaleureux et raffiné, où l’on sent autant le repos que la préparation avant la scène, un petit écrin fabriqué à la main, avec soin et respect pour l’univers qu’il évoque.
Tables basses – fil conducteur visuel
Les tables basses participent elles aussi pleinement à l’identité visuelle du décor.
Les pieds sont réalisés à partir de simples ressorts de serviette détournés, un choix assumé qui apporte une touche de modernité et de légèreté à l’ensemble.
Les plateaux, quant à eux, sont coulés en résine crystal avec insertion de paillettes, dans le prolongement du bureau et de l’étagère que l’on découvrira plus loin.
Cette répétition volontaire crée une uniformité visuelle, servant de fil conducteur au décor et renforçant l’harmonie générale de la scène.
La guitare ... pas un accessoire
Gloria joue parfois de la guitare, et chaque fois qu’elle en tient une, il y a une douceur particulière qui s’installe. Un moment suspendu. J’avais envie de capturer cette sensation dans son Backstage. Alors j’ai fabriqué ma propre guitare, ma première, travaillée courbe après courbe, comme on sculpte un détail précieux. Pas question d’utiliser une pièce toute faite : je voulais que cet instrument porte ma main, mon temps, et un peu de mon histoire avec elle.
La guitare que l’on voit ici n’est pas encore la version définitive : elle a reçu une petite retouche supplémentaire après cette photo. Le Backstage, lui, vit et évolue au fil de mes expositions. À chaque nouvelle présentation, je prends plaisir à le peaufiner, à le pousser un peu plus loin, comme un décor qui grandit en même temps que mon admiration pour l’artiste qui m’inspire.
Pour fabriquer cette guitare miniature, je suis parti d’un vrai plan trouvé sur internet, que j’ai réduit à l’échelle pour garder les proportions exactes. Je voulais être fidèle, précis… comme si cette petite guitare pouvait vraiment jouer une note dans le Backstage de Gloria. J’ai découpé chaque pièce dans de la balsa, tracé la courbe du corps, puis assemblé plusieurs couches pour lui donner du volume. Ensuite sont venus les longues heures de ponçage, à arrondir chaque arête, à lisser chaque contour jusqu’à ce que la forme tombe naturellement sous les doigts.
Une fois la silhouette prête, j’ai percé la rosace, sculpté le manche et ajouté le chevalet. Les cordes, elles, sont en fil de pêche : un matériau fin, solide, et parfait pour cette échelle. Elles sont fixées à l’aide de tout petits clous, minuscules mais indispensables, qui remplacent ici les chevilles de fixation. Pour les couleurs, je suis resté dans les tons du décor : sous-couche noire, puis un rouge profond rehaussé de peinture à reflet rubis, avant un léger ponçage qui laisse apparaître les veines du bois. C’était la première fois que je réalisais un instrument miniature, et j’y ai mis autant de patience que d’admiration pour l’artiste qui m’inspire.
Pour finir, j’ai construit un petit pied en bois afin que la guitare tienne droite, élégante, comme prête pour la prochaine répétition. Je voulais qu’elle apporte une impression d’ordre et de raffinement, une touche de calme dans ce Backstage chargé d’histoire.
L'étagère ( partie 1 )
L’étagère du Backstage est née d’une envie d’équilibre et de cohérence visuelle. Dès le départ, je voulais une pièce à la fois élégante, légère et parfaitement intégrée à l’univers de la coiffeuse et du miroir. Les premières bases sont donc constituées de plateformes coulées en résine crystal, dans lesquelles j’ai incorporé de fines paillettes. Ce choix n’est pas anodin : il permet de capter la lumière avec subtilité et d’apporter une harmonie naturelle avec les reflets déjà présents dans le décor.
Les différentes plateformes sont reliées entre elles par des tiges en laiton. Elles assurent la structure de l’ensemble tout en créant un rappel discret mais volontaire des finitions dorées qui entourent la coiffeuse et le miroir. L’objectif était clair : que l’étagère ne soit pas un simple meuble ajouté, mais qu’elle dialogue avec le reste du Backstage, comme si tout avait été pensé d’un seul trait.
Cette première version est tout à fait présentable en exposition, et elle remplit parfaitement son rôle visuel. Cependant, avec le recul et l’expérience des présentations, certains détails esthétiques méritaient d’être affinés. Des défauts visuels sont apparus, discrets mais suffisants pour me donner envie d’aller plus loin. L’étagère est donc entrée, elle aussi, dans ce processus d’évolution qui caractérise le Backstage : un décor vivant, régulièrement retravaillé pour gagner en fluidité, en élégance et en efficacité d’assemblage.
L'étagère ( partie 2 )
Dans une seconde phase, j’ai choisi de faire évoluer l’étagère vers une version plus épurée et plus discrète, tout en conservant son rôle visuel dans le Backstage. La structure a été repensée pour simplifier l’assemblage et améliorer la stabilité générale. Les lignes sont plus droites, la lecture plus claire, et la présentation gagne en sobriété. L’ensemble accompagne désormais les produits de beauté avec davantage de légèreté, sans voler la vedette au reste du décor. Malgré cette amélioration notable, un léger penchant peut encore apparaître selon l’angle de vue, signe qu’un dernier ajustement sera prévu à l’avenir, toujours dans le respect de l’esprit original de cette pièce.
Avec le temps, j’ai appris qu’un diorama n’est pas forcément figé une fois terminé. Il arrive même que revenir sur une pièce déjà exposée soit une étape importante du processus créatif. Prendre le temps de corriger, d’améliorer ou de simplifier un élément est pour moi une forme de respect envers mon propre travail, surtout lorsqu’il s’agit d’un décor qui me tient particulièrement à cœur. Cette démarche m’a demandé une vraie introspection, mais elle s’est révélée très gratifiante. Elle m’a rappelé que l’empressement de la fin peut parfois masquer de belles opportunités de perfectionnement, et que se permettre de revenir sur son œuvre peut être aussi satisfaisant que de créer quelque chose de nouveau.
Les accessoires fait mains
Pour l’avant-final du diorama, je me suis naturellement penché sur les accessoires faits main, ces petits éléments qui donnent vie à la scène et la rendent crédible jusque dans ses silences
La palette de maquillage
On y retrouve une palette de maquillage (fards à paupières), accompagnée d’un boîtier de fond de teint qui est un custom réalisé à partir d’un petit médaillon ouvrant initialement conçu pour accueillir une photo.
Son mécanisme d’ouverture a été conservé et détourné afin de le transformer en poudrier miniature.
Ce choix permet d’intégrer un accessoire à la fois fonctionnel, fin et crédible à l’échelle, tout en apportant une touche d’élégance et de réalisme supplémentaire à l’ensemble.
La palette de maquillage, quant à elle, est réalisée en balsa, découpé et ajusté à l’échelle.Afin de renforcer le réalisme, la partie intérieure de la palette a été imprimée en couleur, puis intégrée avec précision dans le coffret, un choix simple mais très efficace visuellement.
Le rouge à lèvres a suivi le même principe : balsa découpé, poncé avec soin, puis mis en couleur pour obtenir une finition nette et élégante, fidèle à l’univers de la coiffeuse.
Enfin, le pinceau de maquillage a été créé à partir d’un pinceau de retouche fine (outil que j’utilise habituellement pour les détails délicats sur mes dioramas). Réadapté et mis à l’échelle, il s’est imposé comme une évidence pour compléter l’ensemble, à la fois crédible et cohérent.
Ces accessoires n’ont pas vocation à attirer l’attention individuellement.
Leur rôle est plus subtil : ils renforcent l’intimité de la scène, suggèrent une présence, une routine, une histoire… et participent à cette impression d’ordre, de raffinement et de vécu que je cherche à transmettre.
Tu fotografia ( Your picture )
Pour ce carrousel intitulé Tu fotografia, j’ai naturellement laissé parler l’émotion.
Ces images ont pris forme alors qu’en arrière-plan résonnait la chanson Tu Fotografía, extraite du concert Unwrapped , un morceau qui ne m’a littéralement pas quitté durant la création de ces éléments, comme une présence discrète mais constante.
Les photos choisies racontent une histoire intime :
celle du mariage de Gloria et Emilio, et celle de leur fils Nayib, figées dans le temps avec une simplicité presque silencieuse.
Le cadre de la photo familiale a été fabriqué à partir d’un cahier de paper craft, tandis que celui du mariage a été réalisé à l’aide d’un fragment de nappe plastique transparente, afin de donner l’illusion d’un cadre entièrement en verre. Un choix volontairement minimaliste, pour laisser toute la place à l’image et à ce qu’elle évoque.
Placées sur la coiffeuse, ces photographies accompagnent naturellement la préparation de Gloria.
Elles ne sont pas là pour attirer le regard, mais pour suggérer ce qui l’entoure, ce qui la soutient, ce qui fait partie d’elle avant même qu’elle ne monte sur scène.
Dans ce décor, elles deviennent un rappel silencieux : derrière la lumière, il y a toujours l’essentiel.
P.S.
Emily n’était pas encore née à ce moment-là de l’histoire, son absence ici est donc volontaire et j’espère qu’elle me le pardonnera. 😉
Elle n’est en rien un oubli.
D’autres petits anachronismes existeront peut-être dans le diorama, mais certains choix sont dictés par le cœur plus que par la chronologie. 💛
"Smoking area"
Ce nouveau carrousel met en scène un accessoire plus brut, pensé pour accompagner le personnage de Tina Turner : un cendrier et un paquet de cigarettes, fidèles à l’ambiance des loges et des coulisses des années 80-90. Les cigarettes et mégots ont été réalisés à partir de fil de fer fin, travaillé et repeint en terre de Sienne, blanc et gris foncé afin de retrouver l’aspect papier, cendre et tabac consumé.
Il ne s’agit évidemment pas d’une mise en avant du tabac, que je ne cautionne pas, mais d’un marqueur d’époque, une habitude très répandue dans le milieu artistique et Backstage de ces décennies, participant au réalisme général du décor.
Le cendrier, quant à lui, est issu de butées de porte en caoutchouc (également appelées amortisseurs de porte), assemblées autour d’un clou central puis peintes en noir. Un détournement simple mais efficace, qui permet d’obtenir une pièce crédible, cohérente avec l’esthétique du mobilier et discrètement intégrée à la scène.
Avant le premier accord
Les partitions, les flyers et les magazines participent pleinement à la respiration du décor.
Imprimés à l’échelle et volontairement disséminés çà et là, ils racontent l’envers du décor : celui des répétitions, des idées jetées sur le papier, des instants volés entre deux performances.
Les magazines, patinés à la colle à bois pour retrouver ce léger brillant propre au papier glacé de l’époque, ne se contentent pas d’une simple couverture : même leurs pages intérieures ont été imprimées, par souci du détail et par respect pour ces icônes.
Quant aux partitions, elles portent une charge émotionnelle particulière. Here We Are et Get On Your Feet font écho, presque par hasard, à la mythique prestation de Gloria aux American Music Awards de 1990, un hasard troublant, découvert après coup, comme si le décor avait lui-même gardé la mémoire de ce moment.
En miroir, Simply the Best s’impose naturellement pour Tina, comme une évidence.
Dispersées dans l’espace, ces feuilles deviennent des traces de musique encore vivante, suspendues dans un backstage où l’on devine que, même en silence, les chansons continuent de résonner.
La peau décorative - une signature au sol
Ce tapis n’est pas une pièce ajoutée après coup, mais un élément pensé dès la conception du décor.
Il est réalisé à partir d’un véritable tissu soigneusement sélectionné, puis découpé à la main à l’aide d’un patron en papier épais, afin de respecter les proportions et l’irrégularité naturelle d’une peau posée au sol.
Deux versions existaient à l’origine : un motif tigré et un motif léopard. Le choix final s’est fait collectivement, et l’avis des membres de l’Alliance Créative 2022 fut unanime : le tigré était le meilleur choix.
Ce motif apporte une présence visuelle forte, presque instinctive, qui contraste avec le rouge profond du sol et le mobilier sombre. Il évoque à la fois la puissance, le charisme et une forme de liberté assumée, des traits que l’on retrouve autant chez Tina Turner que chez Gloria Estefan. À sa manière discrète, ce tapis lie les deux univers : l’énergie brute de la scène et l’élégance d’un moment hors du temps, capturé ici en miniature.
Les pièces rapportées ... ou presque
Dans beaucoup de dioramas, il y a toujours ces petits objets « tout faits » qu’on achète et qu’on pose simplement pour compléter une scène.
Rien de choquant : c’est comme en cuisine, même les meilleurs chefs agrémentent leurs plats avec quelques éléments prêts à l’emploi pour apporter une touche finale.
Ici aussi, certaines pièces sont rapportées… mais avec une nuance.
Quelques-unes ont reçu un petit supplément maison, une intervention discrète mais bien présente, histoire de les ancrer pleinement dans l’univers du Backstage et de leur donner cette personnalité qui fait la différence.
Chaussures à talons & micro
Les escarpins et le micro de Tina sont issus de la Barbie Signature.
Des éléments d’origine qui trouvent naturellement leur place dans le décor, sans modification lourde.
La tasse de café
Un coup de cœur chiné en ligne, légèrement retravaillé avec une patine sépia pour suggérer une tasse tout juste terminée.
Un instant suspendu, entre deux répétitions.
Démaquillage
La lingette démaquillante est réalisée à partir de petits morceaux de gaze médicale (pansement), intégrés dans un contenant détourné issu d’un bouchon de boisson asiatique.
Un détail discret, mais essentiel à la scène.
Dans cette section, on retrouve un mélange soigneusement équilibré entre pièces achetées, éléments détournés et micro-customisations qui font toute la différence.
Les petits flacons de parfum sont un parfait exemple de ce mélange : certains sont des miniatures authentiques (des échantillons réels, parfaitement à l’échelle), tandis que d’autres sont entièrement réalisés à la main.
La bombe de laque, par exemple, est façonnée à partir d’un simple morceau de balsa, mis en forme puis peint avec précision, avant de recevoir une étiquette imprimée à la taille exacte du modèle réel.
Les tubes de lotions, démaquillants et shampooings, eux, ont tous été légèrement customisés :
– un recadrage d’étiquette ici,
– une impression maison là,
– juste assez pour amener ces objets dans l’esthétique du décor sans les trahir.
Ce sont des détails minuscules… mais dans un diorama, ce sont toujours ces détails-là qui racontent l’histoire.
La bouteille de Baileys et son verre
Tina sirote nonchalamment depuis son canapé, jambes allongées.
Ici, aucun custom : ce sont des éléments achetés tels quels. Mais leur finesse et leur justesse d’échelle suffisent à renforcer immédiatement le réalisme de la scène et à mettre en valeur une figurine comme cette Barbie Signature de Tina Turner.
De manière subliminale, cette réponse fait écho au départ récent de Tina Turner.
Bien sûr, le diorama se situe autour des années 1990, et chronologiquement cela n’est pas cohérent. Mais ce décalage est volontaire.
Le diorama a été achevé peu de temps après son décès, et ce dialogue devient alors une passerelle entre le temps de la scène et le temps de la création.
Un mélange assumé, presque instinctif, entre hommage, émotion personnelle et narration artistique.
La réplique se conclut par un “You’re simply the best”, référence évidente au titre culte de Tina Turner.
Mais ici, la phrase fonctionne à double sens : prononcée par Tina, elle devient aussi un message adressé à Gloria Estefan.
Une manière simple, presque discrète, de lui dire qu’elle est, à mes yeux, la plus grande artiste au monde.
J’ai toujours aimé raconter des histoires à travers mes dioramas. Mais avec Backstage, je voulais aller encore plus loin : rendre la scène vivante, presque consciente, pour celle qui est au cœur de mon inspiration.
Ces bulles de dialogue transforment le décor en instant suspendu, en moment intime juste avant l’entrée en scène, où le réel, le souvenir et l’émotion personnelle se croisent sans chercher à s’expliquer.
Un mélange artistico-psychologique, peut-être. Mais un mélange sincère, guidé avant tout par la passion, et parfaitement à sa place alors que ce WIP touche doucement à sa fin.
Quand le détail devient intention
Pour le Backstage, il m’a paru évident de ne pas laisser la Barbie Signature de Gloria Estefan totalement intacte. La figurine est magnifique telle quelle, mais certains détails méritaient, à mes yeux, un ajustement plus personnel, plus incarné.
Les boucles d’oreilles ont été remplacées par de vrais petits bijoux. Rien d’ostentatoire, rien de luxueux : simplement des éléments simples, choisis pour leur finesse et leur justesse visuelle, apportant immédiatement plus de présence et de caractère au visage.
Un bracelet doré est venu compléter l’ensemble, pour renforcer cette élégance naturelle qui accompagne Gloria depuis toujours, sur scène comme en dehors. Le détail le plus délicat fut sans doute le collier.
Trouver une croix chrétienne suffisamment visible pour être comprise, mais pas trop imposante pour rester cohérente à l’échelle, a demandé plusieurs essais. Ce choix n’est pas anodin : il fait écho à une part essentielle de l’identité de Gloria, à ses valeurs, à ce qu’elle dégage au-delà de la musique.
Ce custom n’avait pas pour vocation de transformer la figurine, encore moins de la réinterpréter.
Il s’agissait simplement de la rapprocher un peu plus de l’image que j’en ai, avec respect, retenue et affection.
Un geste discret, presque invisible au premier regard…
Mais qui, dans le cadre du Backstage, prend tout son sens.
La fin ? … pas tout à fait ...
Tenerife le 20 juillet 2025
Le Backstage n’est pas né par hasard. Il est l’aboutissement d’un parcours et d’une passion construite dans le temps, portée par l’envie de créer librement, de partager et de toujours aller un peu plus loin. Plus qu’un simple décor, ce diorama a été pensé comme une histoire à part entière, avec une intention claire dès le départ : concevoir une pièce forte, sincère, et destinée à être offerte en personne.
Le présent a pris la forme d’un voyage, celui de Tenerife.
Un déplacement qui ne relevait ni de l’évidence ni de l’impatience, mais du bon alignement des choses, de rencontres humaines décisives et d’une organisation menée avec justesse.
Sur place, le concert n’était pas une finalité en soi, mais le cadre.
Le décor réel d’un moment plus dense, plus chargé de sens, qui allait donner au Backstage une résonance nouvelle.
Aujourd’hui, le Backstage existe pleinement. Il a été pensé, construit, exposé, raconté. Il est prêt. Mais son histoire, elle, n’est pas terminée.
L’objectif reste inchangé : aller jusqu’au bout de la démarche, exposer à Miami, remettre cette création entre les mains de celle qui l’a inspirée, et lui laisser ensuite sa propre vie, là où elle devra être.
Cette conclusion n’en est donc pas vraiment une. Elle est une pause, un point-virgule. Comme une série que l’on aime et dont on attend la suite. Une mise à jour viendra, le moment venu, pour raconter la véritable fin de cette histoire. Tant que je n’y ai pas renoncé, la quête continue.
Sur scène, tout est déjà là.
La lumière, la voix, l’énergie intacte.
Ces images figent les dernières minutes avant autre chose, sans encore le nommer.
Un moment suspendu, entre le spectacle et ce qui se joue en coulisses.
Le public applaudit, la musique emplit l’espace… mais pour moi, l’essentiel se trouve juste après.
Là où la scène s’éteint, et où une autre histoire s’apprête à commencer.
Et en coulisse ...
Rien n’a été laissé au hasard.
Cette rencontre n’est pas le fruit d’un coup de chance, mais celui d’une préparation, de contacts, d’échanges, et d’une volonté claire d’aller jusqu’au bout d’une démarche entamée bien avant ce voyage. Être présent ici, à Tenerife, répondait à un objectif précis : être là au bon moment, au bon endroit, avec l’intention de créer un pont entre une création et celle qui l’a inspirée.
Avant même que les projecteurs ne s’éteignent, avant les mots échangés et les regards croisés, tout se jouait déjà en coulisses. Là où l’on ne voit pas toujours ce qui se met en place, mais où chaque rencontre, chaque aide, chaque relais compte.
C’est dans cet espace discret, humain et essentiel que certaines portes commencent à s’entrouvrir.
Dennis a été l’un des piliers de cette rencontre.
Son organisation rigoureuse et sa disponibilité ont rendu possible ce moment si particulier.
Sans son travail en amont, rien de tout cela n’aurait pu se concrétiser.
Claudinei
Claudinei a joué un rôle décisif.
C’est grâce à son aide et à son intervention que j’ai pu intégrer le meet & greet. Un soutien sincère, humain, et déterminant dans cette aventure, à l'instar de Nilton mon cher ami Cubain pour qui j'ai une pensée particulière en ce moment.
Toutes les rencontres ne se font pas sous les projecteurs.
Certaines se vivent dans les moments de transition, les trajets, les attentes, les discussions légères ou profondes qui accompagnent un voyage. Marianne faisait partie de ceux-là.
Sans participer au meet & greet, sans être particulièrement fan de Gloria Estefan, elle nous a offert ce qui compte tout autant : sa présence, son amitié et une compagnie agréable tout au long de cette aventure. Une façon discrète mais précieuse de rappeler que, parfois, le soutien se trouve simplement dans le fait d’être là.
Mon pilier dans cet aventure .... et dans ma vie !
Céline a été présente à chaque étape de ce projet, bien au-delà de ce que l’on pourrait résumer en quelques mots. Sa contribution à l’élaboration du divan par exemple a été essentielle : elle m'a aidé à le réaliser avec une précision et une implication que personne d'autre n'aurait fait pour moi.
Elle s’est également énormément investie dans les démarches auprès des organisateurs du Cook Music Fest, prenant en charge les échanges, les messages, les relances, avec sérieux et détermination. Et quand cela n'a pas abouti, c’est aussi grâce à elle que le voyage à Tenerife a pu devenir une réalité, tant sur le plan pratique que moral.
Plus largement, Céline m’a toujours soutenu sans réserve dans tout ce que j’entreprends autour de ma passion ( et ça c'est le plus beau cadeau qu'une femme puisse faire à son homme )
Pour l’Alliance Créative 2022, comme dans mes projets plus personnels liés à Gloria, sa confiance, sa patience et son engagement constant ont été des piliers essentiels, parfois invisibles, mais toujours décisifs.
Rien de tout cela n’aurait eu la même force sans elle, sans son amour, et sans le soutien qu’elle m’apporte chaque jour.
Merci pour tout et n'oublies jamais que je t'💖.
Sasha une rencontre inoubliable
J’ai eu la chance de rencontrer Sasha, le petit fils de Gloria qui m’a immédiatement reconnu grâce au Bad Boy offert quelques années plus tôt.
Une confirmation forte que cette création est bien là où elle devait être, et que le lien, même discret, existe réellement.
Gloria
Gloria m’a reconnu immédiatement !
Ce simple fait a suffi à faire taire le bruit, la foule, le cadre. Il n’y avait plus qu’un échange sincère, presque hors du temps, fait de sourires, de mots simples et d’une évidence partagée : le chemin parcouru avait du sens. Ce moment n’était pas un aboutissement, mais une confirmation silencieuse que certaines passions, lorsqu’elles sont vraies, finissent toujours par atteindre leur destination.
Quand elle m’a dit qu’elle adorait ce que j’avais créé pour elle, ce fut pour moi bien plus qu’un compliment.
Ce fut la reconnaissance.
Le livret du Backstage que je lui tendais alors n’était plus un simple objet, mais le prolongement silencieux de ce que je n’avais pas le temps de lui dire.
Elle a toujours été là, sans jamais l’être vraiment.
Sa musique a traversé mon histoire pendant plus de trente ans, jusqu’à devenir naturellement la bande originale de ma vie.
Sans le savoir, elle m’a apporté de l’énergie, de la force, une lumière constante. Quelque chose de profondément positif, qui m’a aidé à avancer et à créer.
C’est aussi de là qu’est né le Backstage : comme une réponse, une façon très personnelle de matérialiser ce que sa présence invisible m’a donné.
Quand je lui ai dit qu’elle était mon inspiration, ce n’était ni calculé ni préparé. C’était sincère, affectueux et dévoué, porté par des années de musique et de souvenirs.
Sa réponse, inattendue, a bouleversé cet échange et lui a donné une portée que je n’oublierai jamais.
Parfois, une présence n’a pas besoin d’être constante pour être essentielle.
I finally saw your light.
And today, it’s shining on me.
J’ai enfin vu ta lumière.
Et aujourd’hui, elle rayonne sur moi.
inspiré de ta meilleure chanson « Coming Out of the Dark »